Clotaire Kim Douley

Clotaire Kim Douley
Kim douley

Kim DOULEY est un des génies dans le registre de la Rumba congolaise qui fait des prouesses depuis quarante ans. Il sait tenir et maintenir l’attention du public dans ses prestations. Il a fait de son groupe vocal « Les Anges », parti de rien et avec des instruments acoustiques, un creuset, une école d’où viennent s’approvisionner des groupes professionnels.
 Sa compagne, Perpétue Kassi, dans l’émouvante présentation qu’elle fait de l’artiste du quartier Mukondo (Baobab) de Maya-Maya où on le surnomme affectueusement Kim Le Baobab. S’agit-il d’un jeu de mot ou de ce hasard qui fait si bien les choses ?

Douley y tient un « piano-bar » à la congolaise et où des jeunes pousses du paysage musical congolais viennent exercer leurs talents ou taper le « bœuf » avec le maître des lieux devenu, malgré les aléas quotidiens, un véritable "bouillon de culture".

Le baobab est une essence qui enfonce ses vigoureuses racines dans la profondeur d’un sol souvent aride à la recherche de la nourriture et sa longévité défie le temps dont il est le témoin et la mémoire. Pourquoi s’étonner que Douley possède cette magie d’extirper de notre subconscient les refrains oubliés de notre patrimoine culturel ?

Kim Douley n’est pas seulement un baobab intemporel. Il est également ce mythique Phénix qui, sans cesse, renaît de ses cendres après avoir été dévoré par le feu, cela depuis 1965, quand il créa, dans la force de la jeunesse, le groupe Les Anges et chanta "Ibo no lo léya ndé", sa première composition en langue mbochi qui émut le Président Alphonse Massamba-Débat, la diva Joséphine Bijou, et la chorégraphe Marie Bella, tous aujourd’hui partis définitivement à Mpemba

Un temps, avec la guerre de 97 et ses cohortes de malheurs, Kim Douley fut un arbre caché par une forêt de déferlante de "ndombolistes". Ensuite, Zao, un ancien disciple, lui fit également de l’ombre. Aujourd’hui le Baobab de Mukondo (quel beau pléonasme) a judicieusement rompu avec la langue de bois et autres lieux communs qui dominent le champ musical congolais où les plus médiocres occupent le devant de la scène. Il n’a pas non seulement sa langue dans la poche mais est aussi un virtuose de la langue verte.

Dans ses prestations, on découvre, dès la première note un Douley au sommet de son art, affichant une maturité professionnelle qu’on croyait disparue chez nos artistes. Kim Douley a une présence sur scène indéniable qui rassure d’autant plus qu’il est toujours accompagné par des musiciens dont la maîtrise des instruments est impressionnante. Du clavier au percussionniste en passant par les cuivres jusqu’au chœur, le niveau est très élevé

Douley embrasse tous les genres : folklore, rumba, slow, salsa, rap.
 Ancien conducteur de train de la compagnie nationale CFCO, Kim Douley mime sur scène le bruit de freinage des locomotives. « Na kwooooohhh !!!!! »
 Quand un artiste joue la comédie et rit sur scène, c’est qu’il a un message à faire passer. La critique politique n’est jamais loin. Ce train dont on parodie les freins ne symbolise-t-il pas le déclin du CFCO, épine dorsale de notre économie, aujourd’hui cédée aux mains d’un "prédateur et magnat français ?

Sur le même registre de la critique bénigne mais non moins féroce, Douley au cours d’un concert mémorable, invite des rappeurs (deux frères jumeaux) sur scène pour un bœuf. Puis, sourire aux lèvres, Kim Douley, entonne le mortel refrain de Boundzéki "Ba honda kuawu", histoire de rappeler que la scène est aussi un lieu de dénonciation des crimes contre le peuple. L’artiste joue sur le paradoxe quand il chante "L’école agréable !". Ah cette école aujourd’hui tombée en ruines au Congo avec ses classes surchargées et ses élèves assis sur le sol en position de yoga pour suivre un enseignement au niveau très douteux...

La musique est immortelle. Enfin coup de chapeau aux Anges (ex Pattes tendres) pour leur jeu de scène et la maîtrise des gammes pentatoniques durant les enchaînements du folklore Téké et Bembé. "C’est une époque de ma vie" explique Douley comme pour dire qu’il a donné une autre orientation à son riche parcours ; se lançant désormais dans une carrière solo, comme Zao qui nous a montré que la rupture fait la force, que la vie d’artiste est moins alambiquée quand elle se mène seu

Kim DOULEY est un des génies dans le registre de la Rumba congolaise qui fait des prouesses depuis quarante ans. Il sait tenir et maintenir l’attention du public dans ses prestations. Il a fait de son groupe vocal « Les Anges », parti de rien et avec des instruments acoustiques, un creuset, une école d’où viennent s’approvisionner des groupes professionnels.
 Sa compagne, Perpétue Kassi, dans l’émouvante présentation qu’elle fait de l’artiste du quartier Mukondo (Baobab) de Maya-Maya où on le surnomme affectueusement Kim Le Baobab. S’agit-il d’un jeu de mot ou de ce hasard qui fait si bien les choses ?

Douley y tient un « piano-bar » à la congolaise et où des jeunes pousses du paysage musical congolais viennent exercer leurs talents ou taper le « bœuf » avec le maître des lieux devenu, malgré les aléas quotidiens, un véritable "bouillon de culture".

Le baobab est une essence qui enfonce ses vigoureuses racines dans la profondeur d’un sol souvent aride à la recherche de la nourriture et sa longévité défie le temps dont il est le témoin et la mémoire. Pourquoi s’étonner que Douley possède cette magie d’extirper de notre subconscient les refrains oubliés de notre patrimoine culturel ?

Kim Douley n’est pas seulement un baobab intemporel. Il est également ce mythique Phénix qui, sans cesse, renaît de ses cendres après avoir été dévoré par le feu, cela depuis 1965, quand il créa, dans la force de la jeunesse, le groupe Les Anges et chanta "Ibo no lo léya ndé", sa première composition en langue mbochi qui émut le Président Alphonse Massamba-Débat, la diva Joséphine Bijou, et la chorégraphe Marie Bella, tous aujourd’hui partis définitivement à Mpemba

Un temps, avec la guerre de 97 et ses cohortes de malheurs, Kim Douley fut un arbre caché par une forêt de déferlante de "ndombolistes". Ensuite, Zao, un ancien disciple, lui fit également de l’ombre. Aujourd’hui le Baobab de Mukondo (quel beau pléonasme) a judicieusement rompu avec la langue de bois et autres lieux communs qui dominent le champ musical congolais où les plus médiocres occupent le devant de la scène. Il n’a pas non seulement sa langue dans la poche mais est aussi un virtuose de la langue verte.

Dans ses prestations, on découvre, dès la première note un Douley au sommet de son art, affichant une maturité professionnelle qu’on croyait disparue chez nos artistes. Kim Douley a une présence sur scène indéniable qui rassure d’autant plus qu’il est toujours accompagné par des musiciens dont la maîtrise des instruments est impressionnante. Du clavier au percussionniste en passant par les cuivres jusqu’au chœur, le niveau est très élevé

Douley embrasse tous les genres : folklore, rumba, slow, salsa, rap.
 Ancien conducteur de train de la compagnie nationale CFCO, Kim Douley mime sur scène le bruit de freinage des locomotives. « Na kwooooohhh !!!!! »
 Quand un artiste joue la comédie et rit sur scène, c’est qu’il a un message à faire passer. La critique politique n’est jamais loin. Ce train dont on parodie les freins ne symbolise-t-il pas le déclin du CFCO, épine dorsale de notre économie, aujourd’hui cédée aux mains d’un "prédateur et magnat français ?

Sur le même registre de la critique bénigne mais non moins féroce, Douley au cours d’un concert

mémorable, invite des rappeurs (deux frères jumeaux) sur scène pour un bœuf. Puis, sourire aux lèvres, Kim Douley, entonne le mortel refrain de Boundzéki "Ba honda kuawu", histoire de rappeler que la scène est aussi un lieu de dénonciation des crimes contre le peuple. L’artiste joue sur le paradoxe quand il chante "L’école agréable !". Ah cette école aujourd’hui tombée en ruines au Congo avec ses classes surchargées et ses élèves assis sur le sol en position de yoga pour suivre un enseignement au niveau très douteux...

La musique est immortelle. Enfin coup de chapeau aux Anges (ex Pattes tendres) pour leur jeu de scène et la maîtrise des gammes pentatoniques durant les enchaînements du folklore Téké et Bembé. "C’est une époque de ma vie" explique Douley comme pour dire qu’il a donné une autre orientation à son riche parcours ; se lançant désormais dans une carrière solo, comme Zao qui nous a montré que la rupture fait la force, que la vie d’artiste est moins alambiquée quand elle se mène seu